Des mots qui s’engouffrent dans mon esprit et ne veulent rien dire

le ciel s’enfui dans l’eau colorée des démons qui soufflent sur les platte-bandes des forêts
le jour est parti dans la lumière du feu qui s’éveille et l’argent défraîchit perd de son éclat quand les hommes perdent leur temps à souffrir du rôle qu’on leur insuffle.
Il sont des millions à transcender la rumeur d’une bouche qui se dépeint dans le fond amer où l’ancre s’est attachée
les zèbres ne sont plus rayés et les seules couleurs sont ternes et disparates quand je ferme les yeux ce sont des millions de cris qui s’élèvent au centre de ma gorge où se cale un monstre qui rugit de haine et qui griffe ma chair à coup de pourquoi.
Y a-t-il un monde sain pour les fous qui chantent y a-t-il du renouveau pour les destins qui nous hantent faut-il perdre les dons qu’on a pour faire vasciller l’étrange monde où l’on s’englue.
Je voudrais prier pour que rien n’existe sur les planches pourries, inventions des dieux, oublier que le regard persiste au travers de mes paupières faire taire les chuttes d’eau qui ne sont que trop silencieuses et tirer la nuit sur le jour pour éclairer nos cerveau abruti par la lumière.

~ par scrambledspirit le juillet 2, 2009.

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