« Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose » de Aloysius Chabossot

•janvier 30, 2010 • Laisser un commentaire

couvertureExquis! un petit bijou qui remet les idées en place au moindre apprenti écrivain…en gros, vous trouverez ici la liste de tout ce qu’il ne faut pas faire si vous tenez absolument à vous faire éditer et ce tout en riant un bon coup…

Mr. Chabossot est un maître dans l’art de vous faire réaliser que vos écrits n’intéresseront jamais personne et que les apprentis auteurs (et les auteurs) ne sont, pour la majorité des cas, que des nombrilistes qui ne voient qu’eux et leur soi disant « art » et ne supporte pas la critique ou pire encore le simple fait d’être complètement ignoré.

En tant que minuscule petite apprentie écrivain je me retrouve déjà un peu dans ce schéma d’ailleurs…on aimerait tous avoir un petit peu de reconnaissance… mais qui s’intéresse aux apprentis écrivains… j’ai déjà tenté plusieurs fois de lire des écrits d’apprentis auteurs sur des sites… mais j’ai toujours vite renoncé… Aucun titre, aucun début de texte n’a jamais retenu mon attention… pourquoi cela serait-il différent pour mes propres textes…

En tant que bibliothécaires, nous avons assez souvent des apprentis auteurs le plus souvent imbus d’eux-même qui viennent nous proposer de vendre leurs livres (édités à compte d’auteur évidement) au comptoir de prêt (ce que nous refusons de faire bien sûr) ou plus simplement des apprentis auteurs plus modestes… qui nous donnent leurs livres pour qu’on les fasse entrer dans nos collections (ce que nous avons déjà accepté…). Mais force est de constater qu’ils sortent très très rarement. Je dirais même absolument pas du tout et ils se font vite oublier dans nos collections avant d’être élagué.

A moins qu’avec beaucoup de chance le nom de famille de l’apprenti écrivain soit proche du nom d’un écrivain célèbre…. et qu’il se pourrait qu’un lecteur lise malencontreusement leur livre en pensant avoir pris un inédit de l’auteur connu…mais franchement je n’y crois pas trop…).

Il est arrivé aussi que certains nous demandent de lire leur « oeuvre » pour avoir notre avis de bibliothécaire (qui vaut ce qu’il vaut… Je veux bien l’admettre…). Je me rappelle en avoir lu un mais je n’ai pas donné mon avis… si je me souviens bien j’ai trouvé ça vraiment mauvais… une de mes collègues a donné son avis je penses… mais je ne sais pas du tout comment il a été accueilli par l’auteur…

Bref tout ça pour dire qu’il faut lire ce livre qui vous empêchera je l’espère de faire chier les gens avec vos soi-disant « oeuvre » ;)
Le blog restant à mon avis le meilleur moyen de ne pas obliger les gens à vous lire, ils ne lisent que s’ils en ont vraiment envie…et ils ne commentent que s’ils en ont vraiment envie … après à moi de me morfondre sur le peu de retour et sur le peu de visites que j’ai sur ce blog ;P ce qui veut probablement dire que mon blog est mal référencé et surtout que je suis loin d’être une grande poète… ;P (surtout avec toutes les fautes d’orthographes que je fais… Il faudrait d’ailleurs que je prenne le temps de corriger un peu mes anciens postes et je devrais peut-être même commencer par celui-ci d’ailleurs :D )

« Comment devenir un brillant écrivain alors que rien (mais rien) ne vous y prédispose » aux éditions Milan
à voir aussi le blog de l’auteur http://comment-ecrire-un-roman.over-blog.com/

Chamade

•janvier 6, 2010 • Laisser un commentaire


Je rêve, ce rêve, un rêve? vraiment?
qui suis-je ?
un songe, une fée ou une simple d’esprit?
je ne m’appartiens pas
ma tête tourbillonne
je me laisse prendre au jeu
à tous les jeux
je ris, je mords et j’aime
je ne pense plus
nue et secrète
j’ouvre les yeux
et ferme les paupières
des mondes se dévoilent sous mes pieds
un nouveau continent d’illusions
des parfums m’enivrent
et je me laisse emporter par un cheval fou
songes, rêves et désirs au galop
chamade, chamade
sur ton dos je vibre
ta chaleur sous mes cuisses
jument de mes songes incertains
chamade, chamade
accrochée à tes crins
je me laisse aller jusqu’à la fin du monde
jusqu’à la fin d’un rêve
ce rêve qui gronde et qui me ronge
aucune liberté ne vaut celle d’un rêve au galop,
la joue contre l’encolure d’une jument magnifique

Une vie qui devrait

•janvier 6, 2010 • Laisser un commentaire

l’ennui cours dans ma tête
je suis suspendue à la vie
j’attends qu’elle se réveille
je cherche l’aventure
des vibrations dans les veines
une douce chaleur sous la peau
que j’existe enfin
il faut que ce soit dans le coeur
un terrible tourment, dans le sang qui bouillonne
se sentir mourir pour s’approcher de la vie
il faut croire que peu de choses peuvent nous réduire à néant
aimer souffrir de peu
faire d’une broutille un monstre
que nos petites histoires deviennent de grandes folies
faire fuir l’ennui avec du vent et des arc-en-ciel dans la tête
mes délires s’imaginent une vie qui n’est pas
une vie qui devrait,
un rêve, un songe
une vie qui devrait

De la passion…toujours…

•janvier 2, 2010 • Laisser un commentaire

c’est toujours par l’absence qu’elle brille
cette passion
plus on est dans l’attente et plus on se ronge l’esprit
on ne sait pas ce qu’il se passe de l’autre côté
on imagine, on ne sait pas
c’est muet, ça ne dit rien et ça laisse espérer tout
le meilleur ou le pire
c’est terrible et merveilleux
ça nous étouffe et ça nous donne de l’air
ça fait si mal que ça fait du bien

L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafón (appréciation & citations)

•décembre 9, 2009 • Laisser un commentaire

Deux histoires se confondent romance et tragédie, des secrets de famille trop bien gardés sur les deux plans, Un père et son fils, une petite librairie où on aimerait bien se retrouver. La découverte d’un livre qui changera le destin de Daniel. L’arrivée de Firmin, un personnage haut en couleur, qui ajoute une touche plus souriante à l’histoire malgré ses dangereuses mésaventures. Une ombre au visage défiguré qui brûle des livres, une maison abandonnée qui semble avoir été le théâtre de drames terribles mais aussi de passions ardentes. Des femmes belles et séduisantes au destin tragique. On parcoure les rues de Barcelone avec Daniel, l’écriture est belle on s’y plonge aisément, mais c’est la fin qui passionne quand tout se dénoue, quand enfin on va tout comprendre…

« Ecoutez Daniel, les femmes, à part quelques exceptions qui confirment la règle [...] sont plus intelligentes que nous ou en tous cas plus sincère avec elle même quand il s’agit de savoir ce qu’elles veulent. ça n’a rien à voir avec ce qu’elles vous disent, à vous ou au reste du monde. Vous affrontez une énigme de la nature, Daniel, la femme, c’est Babel et labyrinthe, si vous la laissez réfléchir vous êtes perdu »

« Je pensais que si j’avais découvert tout un univers dans un seul livre inconnu au sein de cette nécropole infinie, des dizaines de milliers restaient inexplorés à jamais oubliés. Je me sentis entouré de millions de pages abandonnées, d’univers et d’âmes sans maître qui restaient plongé dans un océan de ténèbres pendant que le monde qui palpitait au dehors perdait la mémoire sans s’en rendre compte, jour après jour, se croyant plus sage à mesure qu’il oubliait »

« Les cadeaux sont donné pour le plaisir de celui qui les offre,pas pour le mérite de celui qui les reçoit »

« La femme se conquiert petit à petit, tout est affaire de psychologie, comme dans une bonne passe de torero [...] Le problème c’est que l’homme, pour en revenir à Freud et utiliser une métaphore, fonctionne comme une ampoule électrique : il s’allume d’un coup et refroidit aussi vite. La femme, elle, c’est scientifiquement prouvé,s’échauffe comme une casserole, vous comprenez? peu à peu à feu lent comme une bonne fricassée. Mais quand elle est enfin chaude, personne ne peut plus l’arrêter. Comme les hauts-fourneaux de Biscaye [...] Les bonnes choses se font toujours attendre. Il y a les rustres qui s’imaginent que s’ils mettent la main au cul d’une femme et qu’elle ne proteste pas. L’affaire est dans le sac. Ce sont des ignares. Le coeur de la femme est un labyrinthe de subtilités qui défie l’esprit grossier du mâle à l’affût. Si vous voulez vraiment posséder une femme, il faut d’abord penser comme elle,et la première chose à faire est de conquérir son âme. Le reste, le réduit douillet et chaud qui vous fait perdre les sens et la vertu vous est donné en surcroit »

« Quelqu’un a dit un jour que se demander simplement si on aime est déjà une preuve qu’on a cessé d’aimer »

« On se sent parfois plus libre de parler avec un étranger qu’au gens qu’on connait [...] probablement parce qu’un étranger nous voit tel que nous sommes et non tel qu’il veut croire que nous sommes »

« Nous croyons parfois que les gens sont des billets de loterie : qu’ils sont là pour transformer en réalité nos absurdes illusions »

« l’auteur s’écrit à lui-même pour se dire des choses qu’il ne pourrait comprendre autrement »

« Nous restons vivants tant que quelqu’un se souvient de nous »

« Putes… nous les sommes tous dans cette chienne de vie »

« Un livre est un miroir où nous trouvons seulement ce que nous portons déjà en nous »

Les complaintes des landes perdues de Dufaux / Rosinski / Delaby

•décembre 9, 2009 • Laisser un commentaire

La saga avait commencé avec Rosinski connu pour son fameux Thorgal, avec le scénariste Jean Dufaux, il nous emmène dans des contrées inconnues imprégnées de légendes et de prophéties où de grands sorciers à l’esprit mauvais ont pris le pouvoir. Mais un espoir resurgit quand une jeune fille réussi à faire entendre à nouveaux les complaintes des landes perdues… et faire basculer le règne des sorciers …mais pour combien de temps?
L’histoire et les personnages sont intéressants mais manquent peut-être un peu de profondeur et le problème avec le dessin de Rosinski c’est que tout ressemble un peu trop au monde de Thorgal, c’est tellement proche qu’on à l’impression qu’il va arriver d’un moment à l’autre…
et la fin est un peu trop facile à mon goût…le retournement de situation est trop brusque pour arriver à un happy end qui sent un peu le baclage…

Après plusieurs années Dufaux revient sur cette saga accompagné du dessinateur Philippe Delaby avec qui il a déjà collaboré pour la fameuse série « Murena ». Le dessin de Delaby nous mène dans une ambiance toute autre, plus sérieuse plus sûr, plus dure…alors que l’atmosphère y est pourtant moins noire que dans le premier cycle. Je dois bien l’avouer j’aime beaucoup son coup de crayon !

Quand je suis attirée par la couverture d’une Bande-dessinée, il m’arrive souvent d’être déçue dés les premières pages car le dessin ne vaut que très rarement celui de la couverture… mais avec Delaby on est jamais déçu… le dessin est toujours impeccable…On peut vraiment se fier à la couverture !
Dans ce deuxième cycle des complaintes des landes perdues on revient en arrière sur la jeunesse du chevalier Seamus (ça devient courant de revenir sur les origines des histoires non? La quête de l’oiseau du temps, Les Sambres, les complaintes des Landes perdues, etc… c’est probablement vendeur ce genre de chose…)
L’approche du thème des sorcières est pourtant particulièrement intéressant dans cette genèse des complaintes. Les sorcières vraiment cruelle ont quelque chose de terrifiant loin de beaucoup d’autres histoires de sorcières… la magie maléfique qu’elles utilisent reste très réaliste (à moins que ce ne soit le dessin très réaliste de Delaby qui donne cette impression), l’histoire est prenante et on a envie de croire à ce nouveau pan de l’histoire des sorcières…

Troublantes passions… : citations qui me touchent… et mes mots à moi

•novembre 18, 2009 • 2 commentaires

« Le désir fou qui remonte des corps jusqu’à l’immortalité de l’âme »

« De l’excès à la pénurie, de la présence à l’absence, du tout plein au tout vide, de ce vide de trop plein et ce plein creux de vide »

« Car c’est de cette absence que le désir s’exacerbe, jeu perpétuel de l’excès de présence et de la souffrance du manque »

« Ce n’est plus un feu qui couve, c’est une incendie qui se déclare. Une ruine de l’âme du moment que l’amour
ne peut être partagé »

« L’amour et la passion sont les plus acharnés ennemis du genre humain qui tranforment les amants »

« Puisqu’il n’y a d’aventure que parce qu’il advient quelque chose qui nous dépasse de partout »

« Ni avec toi, ni sans toi »

« Le fer rouge de l’absence, la brûlure de ce manque qui définit la passion. Il taraude tous ceux que l’amour incendie et affole d’autant plus que les amants réunis que la frénésie qui les prends n’est jamais qu’une réponse à ce manque essentiel. A moins que la frénésie ne naisse tout simplement de la conscience de ce manque. Cette conscience fut-elle d’autre part inconsciente »

« Il n’y a pas de meilleur amant que ceux de toujours qui connaissent tout de l’autre et ne savent rien. Fasciné par l’imprévisible, aguerri par la constance. Ils partent ensemble dans un voyage toujours différent, toujours nouveau pour aller chaque fois plus loin vers des terres inconnues. Que les corps se dévoilent et ne délivrent qu’à ceux qui se livrent en retour »

« Passion = sublime sagesse qui se déguise en folie »

« la passion engendre cette mélancolie totale qui torture l’âme dans cette vie et la voue au tourment éternels dans l’autre »

« La folie furieuse qui porte les esprits à s’égarer hors d’eux même »

« le vertige de ce manque qui l’assaille et le mord au plus profond de son âme »

« Plus elle se désaltère et plus notre âme a soif, elle a soif de ce feu qui est son seul breuvage qui la brûle sans arrêt et en répondant à sa soif resurgit plus ardente plus fatale, plus mortelle et délicieuse que jamais »

« Le désir qui se trouve toujours entrain d’aller parce qu’il est insatisfait. Il en veut toujours plus. Il n’est jamais abreuvé de la splendeur de l’être qui se trouve sans cesse au delà de toute raison, de toute saisie humaine de toute possession possible »

« Car c’est de cette absence que le désir s’exacerbe, jeu perpétuel de l’excès de présence et de la souffrance du manque »

« Puisqu’il n’y a d’aventure que parce qu’il advient quelque chose qui nous dépasse de partout. »

« Le bonheur toujours neuf qui ne trouve ses racines que dans la totale liberté. La liberté des coeurs pris et épris de l’amant et l’amante, dans cette joie de savoir son destin suspendu à la volonté d’un autre qui nous fait pénétrer dans l’aventure de la vie »

« l’amour en littérature est bien ce désir qui meurt dés qu’il est accompli comme si son assouvissement devenait un assoupissement »
(Citations tirées de « Histoire de la passion amoureuse » de Michel Cazenave éd. Philippe Lebeau)

« L’absence diminue les médiocres passions, et augmente les grandes, comme le vent éteint les bougies, et allume le feu. » François de la Rochefoucauld

« Il y a des gens si remplis d’eux-mêmes, que, lorsqu’ils sont amoureux, ils trouvent moyen d’être occupés de leur passion sans l’être de la personne qu’ils aiment. » François de la Rochefoucauld

« Le plaisir de l’amour est d’aimer, et l’on est plus heureux par la passion que l’on a que par celle que l’on donne. » François de la Rochefoucauld

« Ceux qui ont eu de grandes passions se trouvent toute leur vie heureux, et malheureux, d’en être guéris. » François de la Rochefoucauld

« Ce sont les passions dont nous méconnaissons l’origine qui nous tyrannisent le plus. »Oscar Wilde

« L’attrait du danger est au fond de toutes les grandes passions. » Anatole France

« La passion déteste tout ce qui n’est pas la passion » Alice Ferney

« L’épée use le fourreau, dit-on quelquefois. Voilà mon histoire. Mes passions m’ont fait vivre, et mes passions m’ont tué. » Jean-Jacques Rousseau

« C’est un affreux malheur de n’être pas aimé quand on aime. Mais c’en est un bien plus grand d’être aimé avec passion quand on n’aime plus. » Benjamin Constant

« Celui qui se perd dans sa passion perd moins que celui qui perd sa passion. » St Augustin

« Je la maudit à chaque instant mais je meure si je ne l’aime pas » Catulle

« L’amour sans doute dans une crise de rage m’a mordu de sa dent cruelle et a ravagé mon âme de ses fureurs » Poète du cycle d’Agathias

« Souvent j’ai voulu fuir mes peines dans le vin mais ma douleur changeais le vin en larmes » Ovide

« Le soleil est souvent obscurci par les nuages et la raison par les passions. » Démophile

« La musique offre aux passions le moyen de jouir d’elles-mêmes. » Friedrich Nietzsche

« La passion est une fièvre de l’esprit qui nous laisse toujours affaiblis. » William Penn
« Se passionner pour tout et ne tenir à rien. » Jean-Louis Barrault

« tu es l’espoir qui n’a pas lieu d’être
tu es le rêve d’un instant que je veux garder longtemps
l’idéal que je ne touche restera pur et sans tache
car ce qui n’arrivera jamais est un délice à ma pensée »
(malheur à moi je ne sais plus si j’ai pêché ça de quelqu’un où si c’est de moi …)

la passion avec mes propres mots :

« C’est parce qu’il s’éloigne qu’il faut que je l’approche
et parce qu’il m’oublie que je pense à lui »

« ce besoin d’être tout, et penser n’être rien,
perdre tous les atouts et passer son chemin. »

« ce besoin d’espérer que celui qui nous manques
soit en manque de nous »

« Je veux me perdre dans tes rêves,
me jeter dans les vagues de ton âmes
et me reposer sur les plages privées de ton esprit »

« Attente nourrissant envie, passion et esprit
On m’affame de lui dont le souvenir envahi mon être
Le temps, l’espace…
Toutes ces distances qui nous gênent
N’ont jamais fait que croître mes sentiments les plus insensés »

« sa voix, juste sa voix dans ma tête
me transcende, me tue
me berce, me tue
me caresse, me tue
me tue »

« un jeu de séduction timide qui dure
et qui n’abouti jamais
ne pas savoir
croire que peut-être…
rêver et jouer de ne pas savoir
tester, apprivoiser, ronronner d’envie sans jamais s’y piéger »

« un amour où le plus simple des gestes
devient tous ce qu’on attendait de lui
on se touche à peine
et s’est tout notre être qui s’enflamme. »

Sirène

•novembre 4, 2009 • Laisser un commentaire

baiserEnfermes-moi
j’ai dépassé les limites
mes cris de détresse ne riment à rien
je suis une misérable sirène
et j’appelle de mes cris les ombres qui passent
pour les prendre au piège et absorber leur essence
j’ai besoin de leurs regards pour sentir que j’existe
j’ai faim de leur attention
je veux être leur drogue et les abandonner ensuite

les sirènes
chassent les passions avec ardeur
oublies-les vite
ou souffres du tourment
les sirènes
sont preneuses et ne donnent jamais
n’entres pas dans leurs danses que tu finiras seul

Oublies-moi
avant que je n’écrase ton âme et étourdisse tes sens
je m’enfuis quand tu sombres encore dans mon parfum
Égoïste et maudite je suis sirène
et j’appelle de mon chant les passions ardentes
des amours éphémères qui meurent dans l’absolu
et quand tout est accompli, je n’aspire qu’à d’autres desseins
rester dans tes bras me désarme et le charme s’épuise
quand ton coeur sera sombre et perdu dans des souvenirs encore tièdes
quand tout souvenirs de toi s’effacent de moi
je joue avec d’autres et j’oublie
j’oublie…si facilement

Ils me regardent – They’re staring at me

•octobre 29, 2009 • Un commentaire

DSCF3227-1Ils me regardent
comme une étrangère
ils transpercent ma peau de leurs regards lourds
les félins me transpercent de leurs yeux aiguisés
Et je ne sais voir en eux ce qui en moi les intrigue
des yeux assassins, des yeux qui me pétrifient
ils ne bougent plus
ces statues me regardent
et j’ai si froid
ils me frôlent, troublantes caresses
me regardent, je les regarde
je me sens autre
ils me déshabillent encore
quand ma peau est déjà nue

contre ma peau
plus qu’une caresse
le félin s’agrippe
un cri m’échappe
un coup de griffe
un peu de sang
ma peau marquée

ils me regardent
comme si je ne devais plus vivre
ils transpercent mon corps, griffures sensuelles
une goutte de sang qu’ils goûtent sur ma peau
Je ne sais voir en eux ce qui en moi les intrigue
des crocs qui s’écartent des griffes qui me lacèrent

ils me frôlent, troublantes caresses
me regardent, je les regarde
je me sens autre
ils me déshabillent encore
quand ma peau est déjà nue

They’re staring at me
as a stranger
they pierce my skin with their heavy glance
felines pierce me of their sharpened eyes
I can’t see what they’re searching in me
murderer eyes, eyes wich petrifying me
they’re not moving
those statues are staring at me
And i feel so cold
Brushing against my legs, disturbing caress
Staring at me and I m’ watching them
I feel other
they still undress me when my skin is already naked
I feel so undressed
Against my skin more than a caress
the feline’s catches
a shout went out
a scratch
some blood
my marked skin

they look at me
as if I didn’t have to live any more
they pierce my body, sensual scratches
a drop of blood
they taste it on my skin
I can’t see what they’re searching in me
fangs open and claws which lacerate me

Brushing against my legs, disturbing caress
Staring at me, I m’ watching them
I feel other
they still undress me when my skin is already naked

La mort : histoire d’Eve (début d’idée d’histoire…encore)

•septembre 17, 2009 • Un commentaire

031-1Alors que les quatre éléments existaient depuis quelques milliers d’années, nous avons lentement commencé à nous développer de l’être organique à l’humain.

Bien sûr ceci ne s’est pas fait en sept jours comme certains livres le prétendent. Même un être tout puissant en est bien incapable. Mais de toute façon on peut dire que ce monde n’est jamais fini puisque chaque jour il évolue vers autre chose… mais vers quoi?

Sans vouloir me vanter… je peux très bien vous expliquer pourquoi Darwin ET les religions ont raisons. Car j’y étais moi au début de l’humanité!

Dieu n’a jamais créé l’homme de toute pièce. Il a juste remarqué que l’évolution de son œuvre allait le dépasser. Les singes commençaient à marcher sur deux pattes et à utiliser leurs mains très agilement et c’est là que Dieu a pensé que cette espèce de singe qui lui ressemblait de plus en plus pourrait peut-être lui servir de messager entre lui et sa création. Il prit alors deux sujets de cette espèce (un mâle et une femelle)… Je ferais donc remarquer que la femme était alors loin d’avoir une côte de l’homme … pour ça tout ce qu’on a pu vous raconter ne sont que des balivernes…

Donc Dieu nous a appris à communiquer entre nous par la parole et nous a offert un jardin où tout poussait sans effort. Mais bien sûr avec l’interdiction de manger les fruits de la connaissance.

La vie dans le jardin était vraiment barbante, nous n’avions rien à faire en dehors de nous demander ce que pouvait contenir le fruit défendu… pas étonnant qu’à force on devient obsédé par ce genre de chose…et bien sûr l’avis de Nashnash, ce reptile puant, n’a fait que me donner un peu plus de courage pour passer à l’acte et goûter ce fruit si défendu.

Mais qu’avons nous appris de ce fruit? que nous n’étions non pas dans un jardin somptueux mais dans une réplique atroce où tous les fruits étaient mangés par les vers ou pourris. Nous avons eu froid et le pelage que nous avions avant d’entrer à Eden avait disparu, on était nu et laid…
Nous avons aussi compris que les autres espèces ne parlaient pas le même langage que nous et que nous ne les avions compris que par l’intermédiaire de Dieu.
Nous étions deux et seuls au monde à pouvoir faire évoluer l’homme. Nous avons (et surtout moi) souffert de notre progéniture. J’eu quelque 40 enfants à qui j’enseignais tous ce que j’avais pu apprendre. (Caïn et Abel n’étant que les deux premiers d’une longue fournée)
Tous sont partis à travers le monde et certains on trouvé (mais ça je l’ai su bien après) d’autres singes proche de l’humain avec lesquels ils ont eu une descendance quasi humaine qui au fil des métissages a fait évoluer notre espèce et a augmenté l’effectif humain.

Mais tout ceci c’est passé bien après ma mort.

Je suis la première humaine a être morte et j’en porte le poids… car il m’en est revenu la tâche ingrate de devenir celle que tout le monde appelle maintenant « la mort ».
Mon âme n’a jamais quitté mon corps charnel. Pourtant, morte, mon corps a commencé à se décomposer alors que mon âme y restait prisonnière. Je ne vous dis pas la tête de mes premiers clients … j’avoue que j’étais vraiment repoussante physiquement mais pas seulement même moi j’avais du mal à supporter mon odeur de putréfaction. Mais un jour enfin j’ai pris la forme que l’on m’attribue désormais… un squelette.
Au fur et à mesure je récupérais auprès de morts généreux quelques bouts de linceul afin de me confectionner une chasuble qui n’a jamais été noire mais… il faut dire que les endroits que je fréquente ne sont pas toujours très propre et je n’ai aucun moyen de faire ma lessive… il est donc normal que je sois un peu crasseuse.
La faux? c’est assez drôle cette histoire de faux car je n’en avais pas je ne sais pas quel poète a cru bon de me considérer comme un agriculteur qui faucherait les vies à l’aide de sa faux. En tous cas l’idée s’est vite répandue et ce si bien que les futurs morts qui me voyaient arriver ne voulaient pas croire que j’étais la mort… vous imaginez? Ils étaient tous toujours si déçu de l’absence de cette faux et n’arrêtaient pas de me poser des questions récurrentes à ce sujet que j’ai fini par en prendre une avec moi pour qu’ils arrêtent de me saouler avec cette histoire.

Vu l’inflation des naissances due à une mauvaise gestion du ministère diabolique et divin des naissances, une très nette inflation des morts s’en est suivie. Et là ça n’a plus été possible… je ne savais vraiment plus où donner de la tête. Mes os commençaient à se fissurer, je ne pouvais plus continuer ainsi. J’ai donc fait une demande en haut lieux pour qu’on me vienne en aide. Et tous ce qu’ils ont trouvé à faire c’est me démultiplier en autant d’Eve que mon corps comportait d’os. Chaque nouvelle « Mort » fonctionnait ainsi grâce à un de mes os attaché au reste du corps d’une de mes descendantes déjà morte. Oui je sais c’est compliqué mais c’est exactement comme ça que ça c’est passé. Et moi hé bien j’ai gardé le crâne entier histoire de garder toute ma tête…

J’allais oublier de vous parler de Corax, il n’est presque jamais mentionné dans tous vos livres et pourtant c’est un très bon animal de compagnie. C’est vrai qu’au départ je le haïssait, il faut dire que ce gredin m’avait bouffé les deux yeux alors que je me décomposais. Mais finalement cet oiseau de malheur c’est avéré très utile. Appréciant ma compagnie il a fini par me proposer ses yeux et sa vue perçante qui franchement voient beaucoup plus de choses que ce que les miens avaient jamais vu. Nos âmes sont connectée depuis maintenant si longtemps qu’on peut dire que ce corbeau fait partie intégrante de mon personnage. Certaines de mes soeurs ont récupéré sa progéniture et ont élevé chacune leur propre corbeau et fait don de leurs yeux en nourriture contre leur excellente vue.
(oui c’est un peu gore mais on vivait encore dans une époque assez rudimentaire et barbare, je ne sais pas si cela nous excuse mais voilà ça c’est passé comme ça et puis c’est tout)
Certaines de mes soeurs plus courageuses se sont faite accompagnées de la descendance de NashNash avec pour obligation de ne récupérer que les âmes les plus mauvaises. Si vous croisez une de mes soeurs aux serpents… c’est que vous n’êtes clairement pas tout rose, et que vous méritez une sacrée fessée. Ne vous en faite pas j’en connais qui se feront un plaisir de vous torturer tout le reste de votre mort (le pire c’est que quand on est mort on est mort pour l’éternité donc je vous promets bien du plaisir niark niark)

Adam ? cet imbécile ? il s’est repenti d’avoir goûté au fruit défendu et a demandé à éclairer sa descendance jusqu’à la fin de celle-ci. vous aurez compris que monsieur se trouve bien au chaud dans sa bulle que vous appelez soleil. Moi? Non je ne me suis jamais repentie… du coup je me tappe le sale boulot. Mais plutôt vivre même avec un boulot dont personne ne veut que de donner raison à Dieu. Il a tout fait pour qu’on tombe dans son piège… c’est un peu facile je trouve.

Ce qu’il se passe après la mort?… c’est simple soit vous avez été très bon (on ne vous demande pas d’être un saint non plus) et vous gagnez vos petites ailes d’ange (c’est un peu imagé mais comme je n’ai jamais eu le droit de voir ce que devenait les bonnes âmes après les avoir accompagnées aux portes du paradis (bah oui j’ai été damnée après tout) .. bref je me suis fait à l’idée que les hommes s’en sont faite… le paradis,les nuages blancs, les ailes… ok ok j’y crois pas du tout mais je suppose que ça doit ressembler à l’Eden que j’ai connu, un beau jardin en carton pâte où tout vous tombe dans les bras sans le moindre effort, du coup je ne vois absolument pas en quoi c’est un paradis. Je crois qu’il est plus intelligent d’être un petit peu mauvais dans sa vie histoire de pouvoir se réincarner plutôt que de glander pendant une éternité à attendre la fin du monde ) donc comme je le disais si vous n’avez pas été assez bon lors de votre vie terrestre mais pas assez mauvais que pour recevoir les châtiments des feux de Satan, vous aller faire un petit séjour au purgatoire où vous assisterez au spectacle de la torture des âmes les plus mauvaises avant d’être réacheminé sur terre sous la forme d’un bébé avec une âme qui on l’espère aura compris la leçon et ne tentera plus de sortir du droit chemin … mais ça ne réussi pas à tous les coup.

La fin du monde? Je parlerais plutôt de la fin de l’humanité… très simple : quand toutes les âmes seront soit arrivées au paradis ou en Enfer. Mais tant que le purgatoire ne désemplira pas vous n’êtes pas prêt de voir le genre humain s’éteindre. On peut considéré que cela fait très longtemps qu’il ne nait plus aucune âmes nouvelles. (les nouvelles âmes naissaient du souffle de Dieu et de celui de Satan lorsqu’ils fumaient ensemble la pipe à eau…mais la pipe à eau s’est brisée… et heureusement d’ailleurs… Sinon je sais pas où on aurait mis toutes ces âmes avec ces deux fumeurs complètement accros !!) En clair vous êtes du recyclage d’âme vous avez vécu une ou plusieurs autres vies avant celle-ci, votre âme en conserve encore quelques souvenirs mais très peu. Vous avez dû garder aussi un certain souvenir subconscient du purgatoire qui définira votre façon de vivre votre nouvelle vie du bon ou du mauvais côté de la barrière.

Par contre je n’ai aucune idée de ce que je pourrais bien devenir moi… une fois que tous sera accompli… j’espère que le grand chef honorera mon travail parce que merde c’est vraiment pas un boulot pour une femme aussi vieille que moi. J’espère que j’aurais droit a une sympathique petite retraite et que je retrouverais une apparence une peu plus flatteuse…