« la première fois qu’il vous faut sortir d’une tranchée et courir droit vers les mitrailleuses ennemies vous avez le cœur qui bat à tout rompre et vous êtes baigné de sueur froide. Vous courez, et les hommes à votre droite et votre gauche s’effondrent, et vous savez qu’à tout moment, la même chose peut vous arriver. En tant qu’officier, vous devez charger et croire que vos soldat vont vous suivre »
« Il était un point sur lequel les deux dictateurs se rejoignaient. L’un et l’autre exigeaient que leurs armées livrent cette guerre sans la moindre considération pour les principes les plus élémentaires d’humanité. La brutalité et même la sauvagerie n’étaient pas seulement tolérées ; Elles étaient encouragées, et même exigées.”
« maintenant nous le savons. Les allemands ne sont pas des humains. Maintenant, le mot « allemand » est devenu le terme le plus ordurier qui soit. Ne parlons pas, ne nous indignons pas. Tuons. Si vous ne tuez pas l’allemand, il vous tuera… Si vous avez tué un Allemand, tuez en un autre. Il n’est rien de plus réjouissant que des cadavres Allemand » Ilya Ehrenbourg
“Albert Tsessarsky pu constater lui aussi, lors de la contre-offensive soviétique du début du mois de décembre, la détresse vestimentaire des soldats allemands en découvrant leur cadavre gelés sur sa route. L’un d’eux s’était enroulé un soutien-gorge autour de la tête pour se protéger les oreilles. D’autres avaient ajoutés à leurs uniformes les pièces de vêtements les plus diverses, prises à la population. « je dois dire que sur le moment, avouait Tsessarsky, j’ai ressenti une vive joie, une vive satisfaction à voir qu’ils avaient eu ce qu’ils méritaient. Mais plus tard ce genre de sentiments devaient cédé place à l’horreur devant le spectacle affreux de ces hommes étant allés aveuglément à leur mort.”
« Maintenant nous ne pouvons plus compter être ravitaillés. Quel en sera l’effet pour nous ? il règne, chez les hommes, le sentiment qu’on les a envoyé faire leur devoir, puis que quelqu’un a oublié de les faire relever.N’avons-nous pas été abandonnés ? on en aurait envie de hurler. » Kurt Gruman
« Interrogeant un lieutenant allemand qui s’était rendu avec ses hommes après s’être trouvé encerclé, elle lui demanda si cet acte n’était pas considéré comme une trahison. Le lieutenant répondit par la négative en ajoutant que ses hommes ne combattaient que mieux en sachant qu’ils pouvaient se rendre s’ils y étaient contraint. Contrairement aux soldats soviétiques , soulignait Elena Rjevskaïa , les soldats allemands n’étaient pas punis par les leurs pour avoir été fait prisonniers. Ceux qui survivaient étaient même promus”
Partout les journalistes voyaient les morts des deux camps. Les allemands avaient réussi à enterrer quelques-uns de leurs camarades tués au combat, érigeant même des croix portant leurs noms et leurs âges, mais beaucoup de corps étaient restés sur place, comme ceux que Cassidy découvrit au cours de l’un de ces déplacements. « Ici, écrivit-il, les corps, en groupes d’une douzaine à une cinquantaine, gelés en d’étranges positions, beaucoup avec les bras encore levés, comme pour éloigner l’inévitable, ressemblaient plus à des statues qu’à des hommes. La neige et la glace habillaient leur trépas avec une impitoyable netteté »